Troisième Partie
L'HISTOIRE
D'URANTIA
Ces fascicules sont parrainés par un Corps de Personalités
de l'Univers Local aggisant par autoritéde Gabriel de Salvington.
Source : http://www.urantia.org/french/index.html
Fascicule
n°101...partie 1 de 2...1 à 5
La Nature Réelle de la Religion
P.1104 - §1 La religion, en tant qu'expérience humaine, s'étend depuis l'esclavage primitif de la peur, chez les sauvages en
évolution, jusqu'à la sublime et magnifique liberté de la foi chez les mortels civilisés, splendidement conscients de leur filiation avec le Dieu éternel.
P.1104 - §2 La religion est l'ancêtre de l'éthique et de la morale supérieures de l'évolution sociale progressive. La religion par elle-même n'est pas
simplement un mouvement moral, bien que ses manifestations extérieures et sociales soient puissamment influencées par la force vive éthique et morale de la société humaine. La religion est
toujours l'inspiratrice de la nature évoluante des hommes, mais elle n'est pas le secret de cette évolution.
P.1104 - §3 La religion, la foi-conviction de la personnalité, peut toujours triompher de la logique contradictoire et superficielle du désespoir, logique née
dans le mental matériel incroyant. Il existe une voix intérieure vraie et authentique, cette " vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde ". Et cette gouverne de l'esprit est
distincte des incitations éthiques de la conscience humaine. Le sentiment de l'assurance religieuse est plus qu'un sentiment émotif. L'assurance de la religion transcende la raison mentale et
même la logique philosophique. La religion est la foi, la confiance et l'assurance.
P.1104 - §4 La vraie religion n'est pas un système de croyances philosophiques qui puisse être déduit par raisonnement et démontré par des preuves naturelles.
Elle n'est pas non plus une expérience fantastique et mystique de sentiments d'extase indescriptibles, dont seuls peuvent bénéficier les romantiques dévots du mysticisme. La religion n'est pas le
produit de la raison, mais, vue de l'intérieur, elle est entièrement raisonnable. La religion ne dérive pas de la logique de la philosophie humaine, mais, en tant qu'expérience des mortels, elle
est entièrement logique. La religion est l'expérimentation de la divinité dans la conscience d'un être moral d'origine évolutionnaire ; elle représente une expérience vraie avec des réalités
éternelles dans le temps, la réalisation de satisfactions spirituelles durant l'incarnation.
P.1104 - §5 L'Ajusteur de Pensée n'a pas de mécanisme spécial par lequel il puisse atteindre à l'expression de soi. Nulle faculté religieuse mystique n'existe
pour recevoir ou exprimer des émotions religieuses. Ces expériences sont rendues possible par le mécanisme naturellement approprié du mental humain, d'où une explication de la difficulté que
rencontre l'Ajusteur à entrer en communication directe avec le mental matériel qu'il habite constamment.
P.1104 - §6 L'esprit divin établit le contact avec l'homme mortel, non par des sentiments ou des émotions, mais dans le domaine de la pensée la plus élevée et
la plus spiritualisée. Ce sont vos pensées, et non vos sentiments, qui vous conduisent vers Dieu. Seuls les yeux du mental peuvent percevoir la nature divine. Mais le mental qui discerne
réellement Dieu, qui entend l'Ajusteur intérieur, est le mental pur. " Sans sainteté, nul ne peut voir le Seigneur. " Toute communion intérieure et spirituelle de cet ordre s'appelle clairvoyance
spirituelle. Ces expériences religieuses résultent de l'impression faite sur le mental humain par les opérations conjuguées de l'Ajusteur de Pensée et de l'Esprit de Vérité pendant qu'ils
agissent parmi et sur les idées, les idéaux, les aperçus et les efforts spirituels des fils de Dieu en évolution.
P.1105 - §1 La religion vit et prospère donc, non par la vue et les sentiments, mais plutôt par la foi et la clairvoyance. Elle ne consiste ni dans la
découverte de faits nouveaux, ni dans la rencontre d'une expérience exceptionnelle ; elle consiste plutôt à trouver de nouvelles significations spirituelles dans des faits déjà bien connus de
l'humanité. La plus haute expérience religieuse ne dépend pas d'actes préalables guidés par la croyance, la tradition et l'autorité ; elle n'est pas non plus issue de sentiments sublimes ou
d'émotions purement mystiques. Elle est plutôt une expérience profondément grave et effective de communion d'esprit avec les influences spirituelles qui résident dans le mental humain. Dans la
mesure où l'on peut définir cette expérience en termes de psychologie, elle consiste simplement à savoir expérimentalement que la réalité de la croyance en Dieu est la réalité d'une telle
expérience purement personnelle.
P.1105 - §2 Bien que la religion ne soit pas le produit des spéculations rationalistes d'une cosmologie matérielle, elle est néanmoins le produit d'une
clairvoyance entièrement rationnelle issue de l'expérience mentale de l'homme. La religion ne naît ni de méditations mystiques ni de contemplations solitaires, bien qu'elle soit toujours plus ou
moins mystérieuse et toujours indéfinissable et inexplicable en termes de raison purement intellectuelle et de logique philosophique. Les germes de la vraie religion ont leur origine dans le
domaine de la conscience morale de l'homme et se révèlent par la croissance de la clairvoyance spirituelle ; cette faculté de la personnalité humaine résulte de la présence de l'Ajusteur de
Pensée révélateur de Dieu dans le mental humain assoiffé de Dieu.
P.1105 - §3 La foi unit le discernement moral à la discrimination consciencieuse des valeurs, et le sens évolutionnaire préexistant du devoir complète le
lignage de la vraie religion. L'expérience de la religion aboutit finalement à la certitude consciente que Dieu existe et à l'assurance indubitable de la survie de la personnalité
croyante.
P.1105 - §4 On voit, ainsi, que les aspirations religieuses et les impulsions spirituelles ne sont pas de nature à simplement conduire les hommes à vouloir
croire en Dieu ; leur nature et leur puissance ont plutôt pour effet d'inculquer profondément aux hommes la conviction qu'ils devraient croire en Dieu. Le sens du devoir évolutionnaire et les
obligations découlant de l'illumination de la révélation font une impression si profonde sur la nature morale de l'homme qu'il atteint finalement cette position mentale et cette attitude de l'âme
où il conclut qu'il n'a pas le droit de ne pas croire en Dieu. La sagesse supérieure et supraphilosophique de ces individus éclairés et disciplinés leur apporte, en fin de compte, l'enseignement
que, s'ils doutent de Dieu ou n'ont pas confiance en sa bonté, ils se révèlent être infidèles à l'élément le plus réel et le plus profond qui soit dans le mental et l'âme des hommes l'Ajusteur
divin.
P.1105 - §5 Le fait de la religion consiste entièrement dans l'expérience religieuse des êtres humains raisonnables et ordinaires. C'est le seul dans lequel la
religion puisse jamais être considérée comme scientifique ou même psychologique. C'est ce même fait d'expérience humaine qui prouve que la révélation est révélation, à savoir que la révélation
synthétise les sciences de la nature et la théologie religieuse, apparemment divergentes, en une philosophie de l'univers cohérente et logique, en une explication coordonnée et sans hiatus aussi
bien de la science que de la religion, apportant ainsi l'harmonie au mental et la satisfaction à l'esprit. Elle répond, dans l'expérience humaine, aux interrogations du mental avide de savoir
comment l'Infini met sa volonté à exécution et fait ses plans dans la matière, avec le mental et sur l'esprit.
P.1106 - §1 La raison est la méthode de la science ; la foi est la méthode de la religion ; la logique est la technique que tâche d'utiliser la philosophie. La
révélation compense l'absence du point de vue morontiel en fournissant une technique pour parvenir à l'unité dans la compréhension de la réalité de la matière et de l'esprit ainsi que de leurs
relations par l'intermédiaire du mental. La vraie révélation ne dénature jamais la science ; elle ne rend ni la religion déraisonnable, ni la philosophie illogique.
P.1106 - §2 Par l'étude de la science, la raison peut, au travers de la nature, conduire à retrouver une Cause Première, mais il faut une foi religieuse pour
transformer la Cause Première de la science en un Dieu de salut ; en outre, la révélation est nécessaire pour valider cette foi, cette clairvoyance spirituelle.
P.1106 - §3 Il y a deux raisons fondamentales pour croire en un Dieu qui entretient la survie humaine :
P.1106 - §4 1. L'expérience humaine, l'assurance personnelle, l'espérance et la confiance ressenties d'une façon ou d'une autre et suscitées par l'Ajusteur de
Pensée intérieur.
P.1106 - §5 2. La révélation de la vérité, soit par le ministère personnel direct de l'Esprit de Vérité, soit par l'effusion de Fils divins sur le monde, soit
par la révélation de la parole dans des écrits.
P.1106 - §6 Les recherches de la science par la raison s'achèvent à l'hypothèse d'une Cause Première. La religion n'interrompt pas sa propre envolée de foi
avant d'être sûre de l'existence d'un Dieu de salut. Les études scientifiques discriminatoires suggèrent logiquement la réalité et l'existence d'un Absolu. La religion croit sans réserve à
l'existence et à la réalité d'un Dieu qui entretient la survie de la personnalité. Là où la métaphysique échoue totalement et où la philosophie elle-même échoue partiellement, la révélation
réussit : elle affirme que la Cause Première de la science et le Dieu de salut de la religion ne sont qu'une seule et même Déité.
P.1106 - §7 La raison est la preuve de la science, la foi est la preuve de la religion, la logique est la preuve de la philosophie, mais la révélation n'est
validée que par l'expérience humaine. La science apporte la connaissance, la religion apporte le bonheur, la philosophie apporte l'unité et la révélation confirme l'harmonie expérientielle de
cette approche trine de la réalité universelle.
P.1106 - §8 La contemplation de la nature ne peut révéler qu'un Dieu de la nature, un Dieu de mouvement. La nature ne fait voir que la matière, le mouvement et
l'animation la vie. Sous certaines conditions, la matière additionnée d'énergie se manifeste sous des formes vivantes, mais, alors que la vie naturelle est un phénomène relativement continu,
elle reste entièrement transitoire pour les individus. La nature ne fournit pas de base à une croyance logique en la survie de la personnalité humaine. L'homme religieux qui trouve Dieu dans la
nature a d'abord et déjà trouvé ce même Dieu personnel dans sa propre âme.
P.1106 - §9 La foi révèle Dieu dans l'âme. La révélation, substitut de la clairvoyance morontielle sur les mondes évolutionnaires, permet à l'homme de voir,
dans la nature, le même Dieu que la foi a déployé dans son âme. La révélation réussit ainsi à jeter un pont par-dessus l'abime entre le matériel et le spirituel, et même entre la créature et le
Créateur, entre l'homme et Dieu.
P.1107 - §1 La contemplation de la nature conduit logiquement vers la notion de l'existence d'une gouverne intelligente et même d'une supervision vivante, mais
elle ne révèle d'aucune manière satisfaisante un Dieu personnel. D'autre part, il n'y a rien, dans la nature, qui empêche de considérer l'univers comme l'oeuvre du Dieu de la religion. On ne peut
trouver Dieu par la nature seule, mais, une fois qu'on l'a trouvé autrement, l'étude de la nature devient entièrement compatible avec une interprétation plus élevée et plus spirituelle de
l'univers.
P.1107 - §2 La révélation, en tant que phénomène historique, est périodique ; en tant qu'expérience humaine personnelle, elle est continue. La divinité opère
dans la personnalité humaine comme don de l'Ajusteur par le Père, comme Esprit de Vérité du Fils et comme Saint-Esprit de l'Esprit de l'Univers, et ces trois dotations supramortelles sont
unifiées dans l'évolution expérientielle humaine en tant que ministère du Suprême.
P.1107 - §3 La vraie religion est une pénétration dans la réalité, l'enfant par la foi de la conscience morale, et non un simple assentiment intellectuel à un
quelconque corps de doctrines dogmatiques. La vraie religion consiste à éprouver expérimentalement que " l'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes les enfants de Dieu ".
La religion ne consiste pas en des propositions théologiques, mais dans la clairvoyance spirituelle et la sublimité de la confiance de l'âme.
P.1107 - §4 Votre nature la plus profonde l'Ajusteur divin crée en vous une faim et une soif de droiture, un certain désir intense de perfection divine. La
religion est l'acte de foi par lequel on reconnaît cette impulsion intérieure d'accomplissement divin. Ainsi naissent la confiance et l'assurance de l'âme que vous reconnaissez être le chemin du
salut, la technique de survie de la personnalité et toutes les valeurs considérées comme vraies et bonnes.
P.1107 - §5 La réalisation de la religion n'a jamais dépendu et ne dépendra jamais d'un grand savoir ou d'une logique habile. Elle est clairvoyance spirituelle,
et c'est précisément pourquoi certains des plus grands éducateurs religieux, et même les prophètes, ont parfois possédé si peu de la sagesse du monde. La foi religieuse est accessible également
aux érudits et aux ignorants.
P.1107 - §6 La religion doit toujours être son propre critique et son propre juge ; elle ne peut jamais être évaluée, et encore bien moins comprise, de
l'extérieur. Votre seule assurance d'un Dieu personnel consiste en votre propre clairvoyance concernant votre croyance aux choses spirituelles et votre expérience de ces choses spirituelles. Pour
tous vos compagnons qui ont eu une expérience semblable, nul argument sur la personnalité ou la réalité de Dieu n'est nécessaire, tandis que, pour tous les autres hommes qui n'ont pas cette
certitude de Dieu, aucun argument ne peut jamais être vraiment convaincant.
P.1107 - §7 La psychologie peut assurément essayer d'étudier le phénomène des réactions religieuses à l'entourage social, mais jamais elle ne peut espérer
pénétrer les mobiles intérieurs et réels ni le fonctionnement de la religion. Seule la théologie, domaine de la foi et technique de la révélation, peut rendre compte intelligemment de la nature
et du contenu de l'expérience religieuse.
P.1107 - §8 La religion est tellement vitale qu'elle persiste en l'absence de savoir. Elle vit, en dépit de sa contamination par des cosmologies erronées et des
fausses philosophies. Elle survit même à la confusion de la métaphysique. À travers toutes les vicissitudes historiques de la religion persiste toujours ce qui est indispensable au progrès et à
la survie des hommes : la conscience éthique et la conscience morale.
P.1108 - §1 La clairvoyance de la foi, ou intuition spirituelle, est la dotation du mental cosmique en association avec l'Ajusteur de Pensée, lequel est le don
du Père à l'homme. La raison spirituelle, ou intelligence de l'âme, est la dotation du Saint-Esprit, le don de l'Esprit Créatif à l'homme. La philosophie spirituelle, ou sagesse des réalités
spirituelles, est la dotation de l'Esprit de Vérité, le don conjugué des Fils d'effusion aux enfants des hommes. La coordination et l'association de ces dotations spirituelles font de l'homme une
personnalité spirituelle dans une destinée potentielle.
P.1108 - §2 C'est cette même personnalité spirituelle, sous une forme primitive et embryonnaire qui, en la possession de l'Ajusteur, survit à la mort naturelle
dans la chair. Cette entité composite d'origine spirituelle associée à une expérience humaine est rendue capable de survivre (conservée par l'Ajusteur) à la dissolution du moi mental et matériel.
Elle y parvient au moyen du chemin vivant fourni par les Fils divins quand l'association temporaire du matériel et du spirituel est rompue par la cessation du mouvement vital.
P.1108 - §3 Par la foi religieuse, l'âme de l'homme se révèle et démontre la divinité potentielle de sa nature émergente par la manière caractéristique dont
elle incite la personnalité mortelle à réagir à certaines situations intellectuellement et socialement éprouvantes. La foi spirituelle authentique (la vraie conscience morale) se révèle en ceci
:
P.1108 - §4 1. Elle fait progresser l'éthique et la morale malgré les tendances animales inhérentes et adverses.
P.1108 - §5 2. Elle produit une sublime confiance dans la bonté de Dieu, même en face de déceptions amères et de défaites écrasantes.
P.1108 - §6 3. Elle engendre une confiance et un courage profonds malgré l'adversité naturelle et les calamités physiques.
P.1108 - §7 4. Elle fait preuve d'une stabilité inexplicable et d'une tranquillité fortifiante, en dépit de maladies déconcertantes et même de souffrances
physiques aiguës.
P.1108 - §8 5. Elle conserve à la personnalité un sang-froid et un équilibre mystérieux en face des mauvais traitements et des plus flagrantes
injustices.
P.1108 - §9 6. Elle maintient une confiance divine dans la victoire finale, malgré les cruautés d'un destin apparemment aveugle et l'indifférence apparemment
complète des forces naturelles envers le bien-être humain.
P.1108 - §10 7. Elle persiste à croire inébranlablement en Dieu malgré toutes les démonstrations contraires de la logique, et résiste avec succès à tous les
autres sophismes intellectuels.
P.1108 - §11 8. Elle continue à montrer une foi indomptable en la survie de l'âme, sans se soucier des enseignements trompeurs de la fausse science ni des
illusions persuasives d'une philosophie spécieuse.
P.1108 - §12 9. Elle vit et triomphe indépendamment du fardeau écrasant des civilisations complexes et partielles des temps modernes.
P.1108 - §13 10. Elle contribue à la survivance continue de l'altruisme en dépit de l'égoïsme humain, des antagonismes sociaux, des convoitises industrielles et
des dérèglements politiques.
P.1108 - §14 11. Elle adhère fermement à une croyance sublime à l'unité de l'univers et à la gouverne divine, sans se préoccuper de la présence troublante du
mal et du péché.
P.1108 - §15 12. Elle continue imperturbablement à adorer Dieu en dépit de tout, et quoi qu'il arrive. Elle ose déclarer : " Même s'il m'immole, je le servirai.
"
P.1108 - §16 Nous savons donc, par trois phénomènes, que l'homme a un esprit ou des esprits divins qui l'habitent ; premièrement par expérience personnelle la
foi religieuse ; deuxièmement par révélation personnelle et raciale ; et troisièmement par l'étonnante manifestation des réactions extraordinaires et non naturelles dont nous venons de donner
des exemples en décrivant douze accomplissements de caractère spirituel en face de situations effectives et éprouvantes de l'existence humaine réelle, et il y en a encore d'autres.
P.1109 - §1 Ce sont précisément de telles performances vitales et vigoureuses de la foi, dans le domaine de la religion, qui donnent le droit aux mortels
d'affirmer la possession personnelle et la réalité spirituelle de ce don suprême de la nature humaine, l'expérience religieuse.
P.1109 - §2 Parce que votre monde ignore généralement l'origine des choses, même physiques, il a paru sage de lui fournir, de temps en temps, des notions de
cosmologie, mais cela a toujours provoqué des troubles pour l'avenir. Les lois gouvernant la révélation nous gênent grandement, parce qu'elles interdisent de transmettre des connaissances
imméritées ou prématurées. Toute cosmologie présentée comme partie d'une religion révélée est destinée à être dépassée au bout de très peu de temps. En conséquence, ceux qui étudient, après coup,
cette révélation sont tentés de rejeter tout élément de vérité religieuse authentique qu'elle peut contenir, parce qu'ils découvrent des erreurs manifestes dans les cosmologies associées qui y
sont présentées.
P.1109 - §3 L'humanité devrait comprendre que nous, qui participons à la révélation de la vérité, nous sommes très rigoureusement limités par les instructions
de nos supérieurs. Nous ne sommes pas libres d'anticiper sur les découvertes scientifiques d'un millénaire. Les révélateurs doivent agir selon les instructions qui forment une partie du
commandement de révéler. Nous ne voyons aucun moyen de surmonter cette difficulté, ni dans le présent ni dans un avenir quelconque. Les faits historiques et les vérités religieuses de cette série
d'exposés révélateurs subsisteront dans les annales des âges à venir, mais, en même temps, nous savons parfaitement que, d'ici peu d'années, beaucoup de nos affirmations concernant les sciences
physiques auront besoin d'être revues, à la suite de développements scientifiques additionnels et de découvertes nouvelles. Nous prévoyons, dès maintenant, ces nouveaux développements, mais il
nous est interdit d'inclure, dans nos exposés révélateurs, ces notions que les hommes n'ont pas encore découvertes. Qu'il soit bien clair que les révélations ne sont pas nécessairement inspirées.
La cosmologie révélée ici n'est pas inspirée. Elle est limitée par l'autorisation que nous avons de coordonner et de trier les connaissances d'aujourd'hui. La clairvoyance divine ou spirituelle
est un don, mais la sagesse humaine doit évoluer.
P.1109 - §4 La vérité est toujours une révélation. C'est une autorévélation quand elle émerge comme résultat du travail de l'Ajusteur intérieur, et c'est une
révélation historique quand elle est présentée par le truchement d'autres intermédiaires, groupes ou personnalités célestes.
P.1109 - §5 En dernière analyse, la religion doit être jugée à ses fruits, selon la manière dont elle démontre son excellence divine inhérente et l'étendue de
cette démonstration.
P.1109 - §6 La vérité peut n'être inspirée que relativement, bien que la révélation soit invariablement un phénomène spirituel. Les exposés se référant à la
cosmologie ne sont jamais inspirés, mais de telles révélations ont une immense valeur, en ce sens qu'elles clarifient au moins provisoirement les connaissances :
P.1109 - §7 1. Elles réduisent la confusion en éliminant d'autorité les erreurs.
P.1109 - §8 2. Elles coordonnent les observations et les faits connus ou sur le point d'être connus.
P.1110 - §1 3. Elles restaurent d'importantes fractions de connaissances perdues concernant des évènements historiques du passé lointain.
P.1110 - §2 4. Elles fournissent des renseignements qui comblent des lacunes fondamentales dans les connaissances acquises par ailleurs.
P.1110 - §3 5. Elles présentent des données cosmiques d'une manière qui éclaire les enseignements spirituels contenus dans la révélation qui les
accompagne.
P.1110 - §4 La révélation est une technique qui permet d'économiser des âges et des âges de temps dans le travail indispensable de triage et de criblage des
erreurs de l'évolution, afin de dégager les vérités acquises par l'esprit.
P.1110 - §5 La science traite des faits. La religion ne s'occupe que des valeurs. Par une philosophie éclairée, le mental s'efforce d'unir les significations
des faits et des valeurs pour arriver à un concept de la réalité complète. Souvenez-vous que la science est le domaine de la connaissance, la philosophie, le royaume de la sagesse, et la
religion, la sphère de l'expérience de la foi. La religion présente néanmoins deux phases de manifestations :
P.1110 - §6 1. La religion évolutionnaire. C'est l'expérience des cultes primitifs, la religion qui découle du mental.
P.1110 - §7 2. La religion révélée. L'attitude universelle qui découle de l'esprit ; c'est la conviction et l'assurance que les réalités éternelles sont
conservées, que la personnalité survit, et que l'on atteindra finalement la Déité cosmique dont le dessein a rendu tout ceci possible. Tôt ou tard, la religion évolutionnaire est destinée à
recevoir l'expansion spirituelle de la révélation ; cela fait partie du plan de l'univers.
P.1110 - §8 La science et la religion commencent toutes deux par admettre certaines bases généralement acceptées pour en tirer des déductions logiques. Il faut
donc aussi que la philosophie commence sa carrière en admettant la réalité de trois choses :
P.1110 - §9 1. Le corps matériel.
P.1110 - §10 2. La phase supramatérielle de l'être humain, l'âme ou même l'esprit intérieur.
P.1110 - §11 3. Le mental humain, mécanisme d'interassociation et d'intercommunication entre l'esprit et la matière, entre le matériel et le
spirituel.
P.1110 - §12 Les savants rassemblent des faits, les philosophes coordonnent des idées, tandis que les prophètes exaltent des idéaux. Les sentiments et les
émotions accompagnent invariablement la religion, mais ne sont pas la religion. La religion peut être le sentiment de l'expérience, mais difficilement l'expérience des sentiments. Ni la logique
(la rationalisation) ni les émotions (les sentiments) ne font nécessairement partie de l'expérience religieuse ; bien que toutes deux puissent être diversement associées à l'exercice de la foi
pour faire progresser la clairvoyance spirituelle dans la réalité, le tout selon le statut et les tendances tempéramentales du mental individuel.
P.1110 - §13 La religion évolutionnaire est la manifestation pratique du don de l'adjuvat mental de l'univers local chargé de créer et d'entretenir la
caractéristique d'adoration chez l'homme en évolution. Ces religions primitives s'intéressent directement à l'éthique et à la morale, au sens du devoir humain. Elles sont fondées sur l'assurance
de la conscience et aboutissent à stabiliser des civilisations relativement éthiques.
P.1111 - §1 Les religions personnellement révélées sont parrainées par les esprits d'effusion représentant les trois personnes de la Trinité du Paradis ; elles
s'occupent spécialement de l'expansion de la vérité. La religion évolutionnaire inculque à l'individu l'idée du devoir personnel ; la religion révélée met de plus en plus l'accent sur l'amour, la
règle d'or.
P.1111 - §2 La religion évoluée repose entièrement sur la foi. La révélation donne l'assurance supplémentaire de présenter, d'une manière plus étendue, les
vérités concernant la divinité et la réalité, et le témoignage encore plus précieux de l'expérience effective qui s'accumule par l'union efficace pratique de la foi de l'évolution et de la vérité
de la révélation. Cette union efficace de la foi humaine et de la vérité divine constitue la possession d'un caractère qui est bien en voie d'acquérir effectivement une personnalité
morontielle.
P.1111 - §3 La religion évolutionnaire ne fournit que l'assurance de la foi et la confirmation de la conscience. La religion révélée fournit l'assurance de la
foi plus la vérité d'une expérience vivante des réalités de la révélation. La troisième étape de la religion, ou troisième phase de l'expérience de la religion, concerne l'état morontiel,
l'emprise plus ferme de la mota. Au cours de la progression morontielle, les vérités de la religion révélée subissent une expansion croissante. Vous connaîtrez de mieux en mieux la vérité des
valeurs suprêmes, des bienfaits divins, des relations universelles, des réalités éternelles et des destinées ultimes.
P.1111 - §4 Pendant toute la progression morontielle, l'assurance de la vérité remplace de plus en plus l'assurance de la foi. Quand vous serez finalement
enrôlés dans le monde spirituel réel, les assurances de la pure clairvoyance spirituelle opéreront alors à la place de la foi et de la vérité, ou plutôt en conjonction avec elles et en se
surimposant sur ces anciennes techniques d'assurance de la personnalité.
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