Jeudi 8 mai 2008
Troisième Partie
L'HISTOIRE D'URANTIA

Ces fascicules sont parrainés par un Corps de Personalités
de l'Univers Local aggisant par autoritéde Gabriel de Salvington.

Source :
http://www.urantia.org/french/index.html 

Fascicule n°103...partie 2 de 2...6 à 9

6. LA COORDINATION PHILOSOPHIQUE

P.1135 - §3 La théologie est l'étude des actions et réactions de l'esprit humain. Elle ne pourra jamais devenir une science, parce qu'il faut toujours qu'elle soit plus ou moins conjuguée avec la psychologie dans son expression personnelle et avec la philosophie dans ses descriptions systématiques. La théologie est toujours l'étude de votre religion ; l'étude de la religion d'autrui est de la psychologie.

P.1135 - §4 Quand l'homme aborde l'étude et l'observation de son univers par l'extérieur, il donne naissance aux diverses sciences physiques. Quand il aborde la recherche de lui-même et de l'univers par l'intérieur, il donne origine à la théologie et à la métaphysique. L'art ultérieur de la philosophie se développe dans un effort pour harmoniser les nombreuses discordances qui apparaissent nécessairement, à première vue, entre les découvertes et les enseignements de ces deux manières diamétralement opposées d'étudier l'univers des choses et des êtres.

P.1135 -§5 La religion s'intéresse, au point de vue spirituel, à la conscience du caractère intérieur de l'expérience humaine. La nature spirituelle de l'homme lui fournit l'occasion de retourner l'univers du dehors vers le dedans. Il est donc vrai que, si toute la création est vue de l'intérieur de l'expérience de la personnalité, elle paraît être de nature spirituelle.

P.1135 - §6 Quand l'homme inspecte l'univers analytiquement à l'aide des facultés matérielles de ses sens physiques et des perceptions mentales associées, le cosmos semble être mécanique et matériel-énergétique. Cette technique d'étude de la réalité consiste à retourner l'univers du dedans vers le dehors.

P.1135 - §7 Un concept philosophique logique et cohérent de l'univers ne peut être bâti ni sur les postulats du matérialisme ni sur ceux du spiritualisme, car ces deux systèmes de pensée appliqués universellement donnent forcément une image déformée du cosmos, le premier ayant contact avec un univers tourné du dedans vers le dehors, et le second saisissant la nature d'un univers tourné du dehors vers le dedans. Ni la science ni la religion seules ne peuvent jamais espérer parvenir, en elles-mêmes et par elles-mêmes, à une compréhension adéquate des vérités et des relations universelles sans être guidées par la philosophie humaine et éclairées par la révélation divine.

P.1136 - §1 L'esprit intérieur de l'homme doit, pour son expression et sa propre réalisation, toujours dépendre du mécanisme et de la technique du mental. De même, l'expérience humaine extérieure de la réalité matérielle est basée sur la conscience mentale de la personnalité qui expérimente. C'est pourquoi les expériences humaines spirituelles et matérielles, intérieures et extérieures, sont toujours en corrélation avec la fonction mentale et conditionnées, quant à leur réalisation consciente, par l'activité du mental. L'homme fait l'expérience de la matière dans son mental. Il fait l'expérience de la réalité spirituelle dans son âme, mais devient conscient de cette expérience dans son mental. L'intellect est l'harmonisateur toujours présent pour conditionner et qualifier la somme totale de l'expérience humaine. Les choses-énergie et les valeurs spirituelles sont teintées par leur interprétation faite par les procédés mentaux de la conscience.

P.1136 - §2 La difficulté que vous éprouvez à coordonner plus harmonieusement la science et la religion provient de ce que vous ignorez complètement le domaine intermédiaire du monde morontiel des êtres et des choses. L'univers local comprend trois degrés, ou stades, de manifestation de la réalité : la matière, la morontia et l'esprit. L'approche morontielle aplanit toutes les divergences entre les découvertes des sciences physiques et le fonctionnement de l'esprit de religion. La raison est la technique de compréhension des sciences ; la foi est la technique de clairvoyance de la religion ; la mota est la technique du niveau morontiel. La mota est une sensibilité à la réalité supramatérielle qui commence à compenser une croissance incomplète ; elle a pour substance la connaissance-raison et pour essence la foi-clairvoyance. La mota est une réconciliation superphilosophique des perceptions divergentes de la réalité ; les personnalités matérielles ne peuvent l'atteindre ; elle est fondée en partie sur l'expérience d'avoir survécu à la vie matérielle dans la chair. Mais beaucoup de mortels ont reconnu qu'il était désirable de posséder une méthode pour concilier les effets réciproques des domaines largement séparés de la science et de la religion. La métaphysique est le résultat des infructueux efforts humains pour franchir cet abime bien reconnu, mais la métaphysique humaine a apporté plus de confusion que de lumière. La métaphysique représente l'effort bien intentionné, mais futile, de l'homme pour compenser l'absence de mota morontielle.

P.1136 - §3 La métaphysique s'est révélée comme un échec ; quant à la mota, les hommes ne peuvent la percevoir. Reste la révélation comme seule technique pour compenser, dans un monde matériel, l'absence de sensibilité à la vérité qu'apporte la mota. La révélation clarifie avec autorité le fatras de la métaphysique développé par le raisonnement sur une planète évolutionnaire.

P.1136 - §4 La science est la tentative de l'homme pour étudier son entourage physique, le monde de l'énergie-matière ; la religion est l'expérience de l'homme avec le cosmos des valeurs spirituelles ; la philosophie a été développée par l'effort mental de l'homme pour organiser et relier les découvertes de ces concepts largement séparés, pour en tirer quelque chose comme une attitude raisonnable et unifiée envers le cosmos. La philosophie, clarifiée par la révélation, fonctionne de manière acceptable en l'absence de mota et en présence de l'effondrement et de la faillite du raisonnement humain substitut de la mota ­ la métaphysique.

P.1136 - §5 L'homme primitif ne faisait pas la différence entre le niveau de l'énergie et celui de l'esprit. Ce furent les hommes de la race violette et leurs successeurs Andites qui tentèrent, les premiers, de séparer les facteurs mathématiques des facteurs volitifs. Les hommes civilisés ont de plus en plus emboité le pas aux Grecs primitifs et aux Sumériens, qui faisaient la distinction entre l'animé et l'inanimé. À mesure que la civilisation progressera, la philosophie devra combler les abimes de plus en plus vastes entre le concept de l'esprit et le concept de l'énergie. Mais, dans le temps de l'espace, ces divergences sont unifiées dans le Suprême.

P.1137 - §1 La science doit toujours s'appuyer sur la raison, bien que l'imagination et les hypothèses aident à en étendre les frontières. La religion dépendra éternellement de la foi, bien que la raison apporte une influence stabilisatrice et soit une servante utile. Il y a toujours eu et il y aura toujours des interprétations fallacieuses des phénomènes du monde naturel et du monde spirituel, appelées à tort sciences et religions.

P.1137 - §2 Partant de sa compréhension incomplète de la science, sa faible prise sur la religion et ses tentatives avortées en métaphysique, l'homme a tenté de construire ses formules de philosophie. En vérité, l'homme moderne bâtirait une philosophie valable et attrayante de lui-même et de son univers si l'indispensable et très importante liaison métaphysique entre les mondes de la matière et de l'esprit n'était pas rompue, la métaphysique s'étant révélée incapable de jeter un pont sur l'abime morontiel entre le domaine physique et le domaine spirituel. Il manque à l'homme mortel le concept du mental morontiel et de la matière morontielle, et la révélation est la seule technique pour pallier cette carence de données conceptuelles dont l'homme a un besoin urgent pour édifier une philosophie logique de l'univers et pour arriver à comprendre d'une manière satisfaisante la place sûre et certaine qu'il occupe dans cet univers.

P.1137 - §3 La révélation est le seul espoir de l'homme évolutionnaire pour combler le gouffre morontiel. Sans l'aide de la mota, la foi et la raison ne peuvent ni concevoir ni construire un univers logique. Sans la clairvoyance de la mota, le mortel ne peut discerner ni la bonté, ni l'amour, ni la vérité dans les phénomènes du monde matériel.

P.1137 - §4 Quand la philosophie humaine penche fortement vers le monde de la matière, elle devient rationaliste ou naturaliste. Quand la philosophie incline particulièrement vers le niveau spirituel, elle devient idéaliste et même mystique. Quand la philosophie a le malheur de s'appuyer sur la métaphysique, elle devient inévitablement sceptique, embrouillée. Dans le passé, la majeure partie des évaluations intellectuelles et des connaissances humaines a subi l'une de ces trois déformations de perception. La philosophie n'ose pas émettre ses interprétations de la réalité de façon linéaire comme la logique ; il faut toujours qu'elle tienne compte de la symétrie elliptique de la réalité et de la courbure essentielle de tous les concepts de relations.

P.1137 - §5 La philosophie la plus élevée que l'homme mortel puisse atteindre doit être logiquement basée sur la raison de la science, la foi de la religion et la clairvoyance de la vérité fournie par la révélation. Par cette union, l'homme peut compenser quelque peu son impuissance à développer une métaphysique adéquate et son inaptitude à comprendre la mota de la morontia.

7. SCIENCE ET RELIGION

P.1137 - §6 La science est soutenue par la raison, la religion l'est par la foi. Bien que la foi ne soit pas fondée sur la raison, elle est raisonnable, et, bien qu'elle soit indépendante de la logique, elle est néanmoins encouragée par une saine logique. Même une philosophie idéale ne peut nourrir la foi ; en vérité, avec la science, c'est la foi qui est la source même de cette philosophie. La foi, la clairvoyance religieuse des hommes, ne peut être enseignée avec certitude que par révélation ; elle ne peut être accrue avec certitude que par l'expérience personnelle des mortels avec la présence de l'Ajusteur spirituel du Dieu qui est esprit.

P.1137 - §7 Le vrai salut est la technique de l'évolution divine du mental humain depuis l'identification avec la matière, en passant par les royaumes de liaison morontielle, jusqu'au statut universel supérieur de corrélation spirituelle. De même que, dans l'évolution terrestre, l'instinct intuitif matériel précède l'apparition de la connaissance raisonnée, de même, dans le programme divin de l'évolution céleste, la manifestation de la clairvoyance spirituelle intuitive laisse présager l'apparition ultérieure de la raison et de l'expérience morontielle puis spirituelle, dont le rôle est de transmuer les potentiels de l'homme temporel en actuels et en divinité de l'homme éternel, un finalitaire du Paradis.

P.1138 - §1 À mesure qu'un ascendeur s'avance vers l'intérieur et vers le Paradis pour acquérir l'expérience de Dieu, il s'avance aussi vers l'extérieur et vers l'espace pour comprendre, en termes d'énergie, le cosmos matériel. La progression de la science n'est pas limitée à la vie terrestre de l'homme ; son expérience ascensionnelle de l'univers et du superunivers sera, dans une large mesure, l'étude des transmutations d'énergie et des métamorphoses de la matière. Dieu est esprit, mais la Déité est unité, et l'unité de la Déité n'englobe pas seulement les valeurs spirituelles du Père universel et du Fils Éternel, mais elle est aussi instruite des faits énergétiques du Contrôleur Universel et de l'Ile du Paradis. Quant à ces deux dernières phases de la réalité universelle, elles sont parfaitement reliées dans les relations mentales de l'Acteur Conjoint et unifiées sur le niveau fini dans la Déité émergente de l'Être Suprême.

P.1138 - §2 L'union de l'attitude scientifique et de la clairvoyance religieuse par l'entremise de la philosophie expérientielle fait partie de la longue expérience humaine d'ascension au Paradis. Les approximations des mathématiques et les certitudes de la clairvoyance auront toujours besoin de la fonction harmonisante de la logique mentale, sur tous les niveaux d'expérience inférieurs à l'aboutissement maximum du Suprême.

P.1138 - §3 Jamais la logique ne pourra réussir à harmoniser les découvertes de la science et les aperçus de la religion, à moins que les personnalités, sous leurs deux aspects scientifique et religieux, ne soient dominées par la vérité et sincèrement désireuses de la suivre où qu'elle conduise, sans s'inquiéter des conclusions qu'elle pourrait atteindre.

P.1138 - §4 La logique est la technique de la philosophie, sa méthode d'expression. Dans le domaine de la vraie science, la raison est toujours sensible à la logique authentique. Dans le domaine de la vraie religion, la foi est toujours logique si l'on se base sur le point de vue intérieur, bien qu'elle puisse paraître complètement dénuée de fondement si l'on se place au point de vue extérieur de la méthode scientifique. De l'extérieur, en regardant vers l'intérieur, l'univers peut paraître matériel ; de l'intérieur, en regardant vers l'extérieur, le même univers paraît être entièrement spirituel. La raison est issue de la conscience matérielle, et la foi provient de la conscience spirituelle. Mais, par l'entremise d'une philosophie renforcée par la révélation, la logique peut confirmer les points de vue tant extérieur qu'intérieur et stabiliser ainsi à la fois la science et la religion. Ainsi, par contact commun avec la logique de la philosophie, la science et la religion peuvent se tolérer réciproquement de mieux en mieux et devenir de moins en moins sceptiques.

P.1138 - §5 Au cours de leur développement, la science et la religion ont toutes deux besoin d'une autocritique plus fouillée et plus intrépide, d'une conscience accrue de l'inachèvement de leur statut évolutionnaire. En science comme en religion, les éducateurs ont souvent beaucoup trop confiance en eux-mêmes et sont trop dogmatiques. La science et la religion ne peuvent faire l'autocritique que des faits qui les concernent. À partir du moment où elles s'écartent du stade des faits, la raison abdique ou bien dégénère rapidement en un accord de fausse logique.

P.1138 - §6 La vérité ­ une compréhension des relations cosmiques, des faits universels et des valeurs spirituelles ­ est le mieux saisie par le ministère de l'Esprit de Vérité, et c'est par la révélation qu'elle peut être le mieux critiquée. Mais la révélation n'engendre ni une science ni une religion ; sa fonction est de coordonner la science et la religion avec la vérité de la réalité. En l'absence de révélation, ou à défaut de l'accepter ou de la comprendre, l'homme mortel a toujours eu recours à ses futiles essais de métaphysique, celle-ci étant le seul substitut humain à la révélation de la vérité ou à la mota de la personnalité morontielle.

P.1139 - §1 La science du monde matériel permet à l'homme de contrôler et, dans une certaine mesure, de dominer son environnement physique. La religion de l'expérience spirituelle est la source de l'impulsion de fraternité qui permet aux hommes de vivre ensemble dans les complexités de la civilisation d'une ère scientifique. La métaphysique, mais certainement davantage la révélation, procurent un terrain de rencontre pour les découvertes de la science et celles de la religion ; elle rend possible la tentative humaine pour relier logiquement ces domaines de pensée séparés, mais interdépendants, en une philosophie bien équilibrée, empreinte de stabilité scientifique et de certitude religieuse.

P.1139 - §2 Au stade mortel, rien ne peut être prouvé absolument ; la science et la religion sont toutes deux fondées sur des hypothèses. Sur le niveau morontiel, les postulats de la science et de la religion sont susceptibles d'être partiellement prouvés par la logique de la mota. Sur le niveau spirituel de statut maximum, la nécessité d'une preuve finie disparaît graduellement devant l'expérience effective de la réalité, et en présence de la réalité. Mais, même alors, beaucoup de choses au delà du fini restent improuvées.

P.1139 - §3 Toutes les divisions de la pensée humaine sont basées sur certaines hypothèses qui, malgré l'absence de preuves, sont acceptées par la sensibilité à la réalité, inhérente aux facultés mentales humaines. La science entreprend sa carrière de raisonnement tant vantée en supposant la réalité de trois choses : la matière, le mouvement et la vie. La religion commence par l'hypothèse sur la validité de trois choses : le mental, l'esprit et l'univers ­ l'Être Suprême.

P.1139 - §4 La science devient le domaine de pensée des mathématiques, de l'énergie et de la matière temporelle dans l'espace. La religion ne prétend pas s'occuper seulement de l'esprit temporel et fini, mais aussi de l'esprit d'éternité et de suprématie. C'est seulement par une longue expérience de la mota que ces deux manières extrêmes de percevoir l'univers peuvent être amenées à fournir des interprétations analogues sur les origines, les fonctions, les relations, les réalités et les destinées. C'est par l'entrée dans le circuit des Sept Maitres Esprits que la divergence entre l'énergie et l'esprit est harmonisée au maximum. La première unification de cette divergence a lieu dans la Déité du Suprême, et son unité de finalité se réalise dans l'infinité de la Source-Centre Première, le JE SUIS.

P.1139 - §5 La raison est l'acte de reconnaître les conclusions de la conscience concernant l'expérience dans et avec le monde physique d'énergie et de matière. La foi est l'acte de reconnaître la validité de la conscience spirituelle ­ chose non susceptible d'être humainement prouvée d'une autre manière. La logique est la progression synthétique de l'unité entre la foi et la raison à la recherche de la vérité ; elle est basée sur les facultés mentales constitutives des mortels, la reconnaissance innée des choses, des significations et des valeurs.

P.1139 - §6 La présence de l'Ajusteur de Pensée apporte une preuve effective de la réalité spirituelle. Toutefois, la validité de cette présence n'est pas démontrable au monde extérieur, mais seulement à celui qui fait l'expérience de cette présence intérieure de Dieu. La conscience d'avoir un Ajusteur est basée sur la réception intellectuelle de la vérité, la perception supramentale de la bonté et la motivation de la personnalité pour aimer.

P.1139 - §7 La science découvre le monde matériel, la religion l'évalue et la philosophie essaie d'interpréter ses significations en coordonnant le point de vue matériel scientifique avec le concept spirituel religieux. Toutefois, l'histoire est un domaine dans lequel la science et la religion ne pourront peut-être jamais se mettre pleinement d'accord.

8. PHILOSOPHIE ET RELIGION

P.1140 - §1 Bien que la science et la philosophie puissent toutes deux admettre la probabilité de Dieu par leur raison et leur logique, seul un homme conduit par l'esprit dans son expérience religieuse personnelle peut affirmer avec certitude que cette Déité suprême et personnelle existe. Par la technique d'une telle incarnation de la vérité vivante, l'hypothèse philosophique de la probabilité de Dieu devient une réalité religieuse.

P.1140 - §2 Le désarroi au sujet de la certitude expérientielle de Dieu provient des interprétations et descriptions dissemblables de cette expérience par des individus distincts et par des hommes de races différentes. On peut avoir très valablement fait l'expérience de Dieu, mais les discours au sujet de Dieu sont intellectuels et philosophiques, donc divergents et souvent spécieux au point que l'on s'y perd.

P.1140 - §3 Un homme bon et noble peut être parfaitement amoureux de sa femme, mais absolument incapable de passer d'une manière satisfaisante un examen écrit sur la psychologie de l'amour conjugal. Un autre homme aimant peu ou n'aimant pas son épouse peut passer très honorablement cet examen. La manière imparfaite dont celui qui aime perçoit la vraie nature de l'objet aimé n'invalide pas le moins du monde la réalité ou la sincérité de son amour.

P.1140 - §4 Si vous croyez vraiment en Dieu ­ si vous le connaissez et l'aimez par la foi ­ ne permettez en aucune manière que la réalité de cette expérience soit minimisée ou dépréciée par les insinuations dubitatives de la science, les chicanes de la logique, les postulats de la philosophie ou les adroites suggestions d'âmes bien intentionnées qui voudraient créer une religion sans Dieu.

P.1140 - §5 La certitude de la personne religieuse qui connaît Dieu ne devrait pas être troublée par l'incertitude des matérialistes incrédules. C'est plutôt la foi profonde et la certitude inébranlable du croyant expérientiel qui devraient lancer un puissant défi à l'incertitude des incroyants.

P.1140 - §6 Pour rendre le maximum de services à la science et à la religion, la philosophie devrait éviter les deux extrêmes du matérialisme et du panthéisme. Seule une philosophie qui reconnaît la réalité de la personnalité ­ la permanence en présence du changement ­ peut avoir une valeur morale pour l'homme et servir de liaison entre les théories de la science matérielle et celles de la religion spirituelle. La révélation vient compenser les faiblesses de la philosophie en évolution.

9. L'ESSENCE DE LA RELIGION

P.1140 - §7 La théologie s'occupe du contenu intellectuel de la religion ; la métaphysique (révélation) traite de ses aspects philosophiques. L'expérience religieuse est le contenu spirituel de la religion. L'expérience spirituelle de la religion personnelle reste authentique et valable malgré les fantaisies mythologiques et les illusions psychologiques du contenu intellectuel de la religion, malgré les hypothèses erronées de la métaphysique et les techniques pour se tromper soi-même, malgré les déformations politiques et les travestissements socioéconomiques du contenu philosophique de la religion.

P.1140 - §8 La religion ne concerne pas seulement les manières de penser, mais aussi les manières de ressentir, d'agir et de vivre. La pensée est plus étroitement reliée à la vie matérielle ; elle devrait principalement, mais non complètement, être dominée par la raison et par les faits de la science ; elle devrait l'être par la vérité dans ses extensions immatérielles vers les domaines de l'esprit. Quelles que soient les illusions et les erreurs de votre théologie, votre religion peut être tout à fait authentique et éternellement vraie.

P.1141 - §1 Le bouddhisme dans sa forme originelle est l'une des meilleures religions sans Dieu qui soient apparues dans toute l'histoire évolutionnaire d'Urantia, bien que cette foi ne soit pas restée athée au cours de son développement. La religion sans foi est une contradiction. La religion sans Dieu est une incompatibilité philosophique et une absurdité intellectuelle.

P.1141 - §2 L'origine magique et mythologique de la religion naturelle n'invalide ni la réalité, ni la vérité des religions ultérieures de révélation, ni le parfait évangile sauveur de la religion de Jésus. La vie et les enseignements de Jésus ont définitivement dépouillé la religion des superstitions de la magie, des illusions de la mythologie et de l'esclavage du dogmatisme traditionnel. Mais la magie et la mythologie primitives avaient très efficacement préparé le chemin à une religion ultérieure et supérieure en admettant l'existence et la réalité de valeurs et d'êtres supramatériels.

P.1141 - §3 Bien que l'expérience religieuse soit un phénomène subjectif purement spirituel, cette expérience comporte une attitude de foi positive et vivante envers les domaines les plus élevés de la réalité objective universelle. L'idéal de la philosophie religieuse est une foi-confiance capable d'amener l'homme à dépendre sans réserve de l'amour absolu du Père infini de l'univers des univers. Cette authentique expérience religieuse transcende de loin l'objectivation philosophique des désirs idéalistes ; elle considère effectivement le salut comme acquis et s'occupe uniquement d'apprendre et de faire la volonté du Père du Paradis. Cette religion a pour signes la foi en une Déité suprême, l'espoir d'une survie éternelle et l'amour, spécialement l'amour de ses semblables.

P.1141 - §4 Quand la théologie domine la religion, la religion meurt ; elle devient une doctrine au lieu d'être une vie. La mission de la théologie consiste simplement à faciliter la prise de conscience d'une expérience spirituelle personnelle. La théologie constitue l'effort religieux pour définir, clarifier, exposer et justifier les prétentions expérientielles de la religion qui, en dernière analyse, ne peuvent être validées que par une foi vivante. Dans la philosophie supérieure de l'univers, la sagesse comme la raison s'allient à la foi. La raison, la sagesse et la foi sont les accomplissements humains les plus élevés. La raison fait pénétrer l'homme dans le monde des faits, des choses ; la sagesse le fait pénétrer dans un monde de vérité, de relations ; la foi l'initie à un monde de divinité, d'expérience spirituelle.

P.1141 - §5 La foi emmène bien volontiers la raison aussi loin que la raison peut aller ; la foi continue ensuite son chemin avec la sagesse jusqu'à sa pleine limite philosophique ; après cela, elle ose se lancer dans le voyage sans limites et sans fin de l'univers, en seule compagnie de la vérité.

P.1141 - §6 La science (la connaissance) est fondée sur l'hypothèse inhérente (l'esprit adjuvat) que la raison est valable, que l'univers est susceptible d'être compris. La philosophie (compréhension coordonnée) est fondée sur l'hypothèse inhérente (l'esprit de sagesse) que la sagesse est valable, qu'il est possible de coordonner l'univers matériel avec le spirituel. La religion (la vérité de l'expérience spirituelle personnelle) est basée sur l'hypothèse inhérente (l'Ajusteur de Pensée) que la foi est valable, que Dieu est susceptible d'être connu et atteint.

P.1141 - §7 La pleine réalisation de la réalité de la vie humaine consiste en un consentement progressif à croire ces hypothèses de la raison, de la sagesse et de la foi. Une telle vie est motivée par la vérité et dominée par l'amour, lesquels sont les idéaux de la réalité cosmique objective dont l'existence ne peut être démontrée matériellement.

P.1142 - §1 Une fois que la raison reconnaît le vrai et le faux, elle fait montre de sagesse ; quand la sagesse choisit entre le vrai et le faux, entre la vérité et l'erreur, elle démontre la gouverne de l'esprit. C'est ainsi que les rôles du mental, de l'âme et de l'esprit sont toujours étroitement unis et fonctionnellement associés. La raison s'occupe de la connaissance des faits ; la sagesse s'occupe de la philosophie et de la révélation ; la foi s'occupe de l'expérience spirituelle vivante. Par la vérité, l'homme atteint la beauté, et par l'amour spirituel, il s'élève à la bonté.

P.1142 - §2 La foi conduit à connaître Dieu et pas seulement à un sentiment mystique de la présence divine. Il ne faut pas que la foi soit influencée à l'excès par ses conséquences émotives. La vraie religion est l'expérience de croire et de savoir, aussi bien qu'une satisfaction de sentir.

P.1142 - §3 Il y a, dans l'expérience religieuse, une réalité qui est proportionnelle à son contenu spirituel, et cette réalité est transcendante par rapport à la raison, à la science, à la philosophie, à la sagesse et à tous les autres accomplissements humains. Les convictions résultant de cette expérience sont inébranlables ; la logique de la vie religieuse défie toute contradiction ; la certitude de sa connaissance est suprahumaine ; les satisfactions qui l'accompagnent sont magnifiquement divines ; le courage est indomptable, les dévouements sont inconditionnels, les fidélités sont suprêmes et les destinées sont finales ­ éternelles, ultimes et universelles.

P.1142 - §4 [Présenté par un Melchizédek de Nébadon.]



par JaG publié dans : Channeling
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